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Le Lion et l’oiseau

2016

Création le 14 avrilr 2016 par l’Orchestre Métropolitain de Montréal sous la direction d’Andrei Feher, Théâtre Outremont.

Le Lion et l’oiseau est une commande de l’ Orchestre Métropolitain pour le concert Le Carnaval des animaux, de sa série Airs de Jeunesse 2015-2016, dédiée à un jeune public. Inspirée par le magnifique album du même nom, de l’auteure et illustratrice montréalaise Marianne Dubuc, cette œuvre décrit en musique symphonique la rencontre touchante entre un lion et un oiseau blessé qu’il recueille. Ils passeront l’hiver ensemble, parce que “le froid, à deux, ce n’est pas si mal que ça”. Puis vient le printemps, et la séparation, et… qui sait, les retrouvailles? Une fable moderne sur l’amitié, que j’ai tenté de rendre en musique avec des textures délicates, où le temps immobile et les silences rythment le cycle des saisons.

Vestiges

2016

Création le 26 janvier 2016 par l’Ensemble Arkea sous la direction de Dina Gilbert, Chapelle Historique du Bon-Pasteur.

Vestiges  est une œuvre qui explore la démultiplication du temps et de la mémoire. La musique se découpe en facettes successives, et se dévoile à tâtons comme les réminiscences d’une mélodie longtemps oubliée qui nous revient peu à peu à l’esprit. La pièce évolue, mais ne se développe pas : la musique est là, monolithique, immobile, figée dans le passé. Alors que notre temps s’écoule, le sien reste statique, à l’image d’un ancien temple figé dans la glace, balayé par le vent dans le silence. La violence d’un choc central n’y changera rien : à sa fugitivité succède une conclusion qui voit la mélodie redescendre dans son immobilité, inaltérable. Vers quels sommets montait-elle auparavant? Les fragments de temps restent muets et l’œuvre incomplète nous laisse dans l’oubli.

Cette oeuvre pour petit orchestre à cordes a été composée pour la finale de l’édition 2015-2016 du concours Accès Arkea.

Lambeaux

2015

Lambeaux  est une pièce basée sur un chant traditionnel polonais, déconstruit, désincarné. La mélodie s’étend tranquillement dans le temps, la musique s’ouvre en accords subtilments faux dans les aigus et en chaos violents dans les graves. Puis, peu à peu, la trame se déchire, et il n’en reste que des silences.

Cette oeuvre pour petit orchestre à cordes a été composée pour l’édition 2015-2016 du concours Accès Arkea.

Prélude, passacaille & fugue

2014

Création le 9 décembre 2014 par l’ensemble Blue Rider, salle de concert Oscar Peterson.

Prélude, Passacaille et Fugue  est une déconstruction des formes baroques classiques. À travers un language harmonique qui emprunte à Shostakovitch, Bartók et Pärt, ainsi qu’aux procédés d’étirement et de contraction du temps, cette pièce joue à brouiller le cadre formel exposé par le titre. Le prelude n’est qu’esquissé au début, et la fugue s’installe en annoncant la passacaille qu’elle vient contaminer. Le prélude clôt la forme, trop élégiaque après la tension centrale, et perturbé par les thèmes des deux autres parties qui débordent de leur cadre et tentent de le faire dérailler, sans jamais y parvenir.

Cette oeuvre pour flute, clarinette, violon, violoncelle, piano et percussions a été une commande de l’ensemble Blue Rider.

Sarabande pour une supernova

2013

Création le 30 mars 2013 par l’ensemble La Machine sous la direction de Cristian Gort, Conservatoire de Musique de Montréal.

Supernova, étoile qui se meurt, étoile qui explose. Un moment ou mort et lumière sont liées, à une échelle cosmique où le temps et l’espace évoluent au-delà de notre entendement. Sarabande comme un réquiem, comme une danse figée, se mouvant imperceptiblement. L’explosion de la supernova est d’une très grande violence, mais à des millions d’années-lumière, l’étoile nous apparaît immobile, et de toute manière nous assitons à un évenement qui a déjà eu lieu dans un autre age, un autre temps. Cette opposition entre violence et immobilisme a guidé la composition de cette nouvelle pièce, où un temps compressé, simultanéité de tous les gestes et mélodies, se dilate, tel un univers en expansion, vers un temps quasi-statique, élégiaque, empreint de mélancholie.

Cette oeuvre pour 2 saxophones, guitare électrique, harpe, synthétiseurs, contrebasse, percussions et traitement en temps réel a été une commande de l’ensemble La Machine pour le concert E-Space.

Ostinato

2013

Enregistrement par l’Ensemble Arkea, sous la direction de Dina Gilbert.

Vidéo de la première par l’Ensemble Arkea, sous la direction de Dina Gilbert.

Six réalisateurs jumelés à six compositeurs pour l’élaboration du projet À court de mots! où des courts-métrages muets étaient accompagnés par une musique originale interprétée en direct par un orchestre de 25 musiciens. L’idée de base du court métrage Ostinato, réalisé par Jean-François Lavalière, était de faire de la musique un personnage à part entière, qui déborde de son rôle d’accompagnement pour agacer et rendre quasi-fou le protagoniste principal. Tentant de fuir la bande originale, de l’étouffer, voire de se cacher sous l’eau, notre héros réussira finalement à découvrir la source de son tourment en sortant litérallement du cadre.

Cette oeuvre pour orchestre de chambre a été une commande de Codes d’Accès et l’Ensemble Arkea pour le ciné-concert À Court de Mots. Première: 24 février 2013, Bibliothèque Nationale du Québec, dans le cadre des Rendez-Vous du Cinéma Québecois.

Deconstructing László

2011

Création le 27 octobre 2011 par l’ensemble Quatrix, Conservatoire de Musique de Montréal.

Cette oeuvre est un hommage à la création du peintre, photographe et sculpteur hongrois László Moholy-Nagy. Contemporain de Bartók, Moholy-Nagy a été fortement lié au mouvement artistique du Bauhaus et ses idées formalistes : plus concis que Kandinsky mais moins cérébraux que ceux de Malevitch, ses tableaux sont fascinants de dynamisme. En neuf courts mouvements, cette suite déconstruit l’esthétique du peintre dans une alternance entre des séquences nommées Ordre et leur contraire, Désordre : deux états de la matière simultanément présents dans ses œuvres visuelles, ici disloqués.

Cette oeuvre pour 2 pianos et percussions a été une commande de l’ensemble Quatrix pour le concert d’ouverture de la saison 2011-2012 de Codes d’Accès.

Tableaux d’une révolution

2011

Praha 1968, création le 18 juin 2011 par l’Orchestre Symphonique de l’Isle sous la direction de Cristian Gort, Salle de Concert Oscar-Peterson.

Suite en cinq mouvements pour grand orchestre, il s’agit d’une série de tableaux, témoignages en musique d’évènements historiques ayant marqué les pays d’Europe de l’Est derrière le rideau de fer, et dont nous ressentons encore les répercussions aujourd’hui. La grandeur et le déclin du communisme sont liés dans cette oeuvre à cinq conflits ayant eu pour scène autant de villes : l’insurrection de Varsovie en 1944, le soulèvement de Budapest en 1956, le Printemps de Prague en 1968, la grève de Solidarność à Gdańsk en 1980 et la chute du mur de Berlin en 1989.

Trois des cinq mouvements ont été créés le 18 juin 2011 à Montréal par l’Orchestre Symphonique de l’Isle sous la direction de Cristian Gort. L’enregistrement de Praha 1968 peut être écouté ci-contre, et des simulations des autres mouvements sont disponibles ci-dessous.

Cantus

2010

Création le 6 avril 2010 par l’Atelier de musique contemporaine de l’Université de Montréal sous la direction de Lorraine Vaillancourt, Salle Claude-Champagne.

Cantus pour Gilles Tremblay, Cantus comme cantique, Cantus firmus. L’œuvre de Tremblay évoque pour moi un éclatement, un décalage formel, des scintillements d’harmonies teintées par l’ombre omniprésente de la foi. De la monodie néo-grégorienne du premier mouvement et ses traitements en canon à la fugue qui charpente la course effrénée du troisième s’établit un jeu de références intercalées de gestes d’éclatement au piano, se fondant dans la trame des cordes. Au centre de Cantus, un mouvement lent tout en accords soutenus et silences, paradoxalement le plus intense des trois : sans début ni fin, figé dans une intemporalité élégiaque.

Cette oeuvre pour quatuor à cordes, piano et timbales, a été une commande de l’Atelier de musique contemporaine de l’Université de Montréal pour le concert Héritage Tremblay présenté par la SMCQ.